Sortie du 27 avril 2019

La journée de visite a commencé avec l’accueil par le maire et le président de l’association de sauvegarde des Muches de Bouzincourt, à la salle polyvalente, derrière la mairie.

Ensuite, nous avons rejoint l’église Saint Honoré, entièrement détruite lors de la première guerre mondiale et reconstruite en 1927. Le clocher de forme ogivale est entièrement construit en brique.

Eglise Saint Honoré

Un vitrail montre l’ancienne église du XIXème siècle et l’église ruinée. Les autres vitraux du XIXème siècle ont été restaurés.

Cette église possède un retable du XVIIème siècle.

A l’intérieur de l’église, un escalier permet d’accéder – bonnes chaussures, casque et lampe frontale requis – à un réseau souterrain (les muches) constituées de rues avec de part et d’autre des cellules.

Construites pour la plupart au XVIIème siècle, elles ont été utilisées pour accueillir les populations lors des guerres avec l’Espagne, et protéger les récoltes et le bétail lors de rapines. Les cellules pouvaient comprendre deux pièces, une pour les animaux et une pour les humains, et pouvaient être fermées par des portes en bois. La vie pouvait y être organisée pour 3 ou 4 jours, avec présence d’un puits d’air et possibilité de faire du feu à certains endroits.

Les muches de Bouzincourt comportent par ailleurs des inscriptions, dont la plus ancienne date de 1711, et ont aussi été occupées par des troupes du Commonwealth, principalement des Canadiens (plus de 1 000 inscriptions et dessins répertoriés). Une photogrammétrie 3D a été réalisée sous la direction de Monsieur Prilaux, archéologue.

Des objets (seau, cartouches, godillots, lampes) témoignant de la vie quotidienne des soldats ont également été retrouvés et sont exposés.

La visite s’est poursuivie au cimetière civil et militaire près de l’église, où un parent de la duchesse de Cambridge, tombé au combat, est enterré. Nous nous sommes ensuite dirigés vers l’auberge du Cochon salé d’Authuille.

Après le repas, nous nous sommes rendus à Albert, pour visiter le Musée Somme 1916 (visite libre) et le clocher de la Basilique Notre Dame de Brebières.

Le Musée aménagé dans un abri anti aérien expose armes et équipements militaires, affiches, articles de journaux et photos d’époque. Diverses scènes restituent le quotidien des soldats dans les tranchées et lors de l’offensive franco-britannique de 1916. La sortie s’effectue par le jardin public, après une déambulation d’un peu plus de 200m.

La montée au clocher de la Basilique (221 marches) se fait par paliers. Les quatre cloches peuvent être vues avec leur bâti. Nous arrivons au pied de la statue de la Vierge dorée. A l’extérieur, le vent soufflait fort, mais le panorama sur la ville et les environs était bien dégagé.

Après ces deux visites, chacun a pu parcourir librement les rues entre la gare SNCF et la place Émile Leturcq, où se situe l’Hôtel de Ville, à la découverte de façades Art déco dans les rues Jeanne d’Harcourt et de Birmingham. L’Hôtel de Ville a été reconstruit après la première guerre mondiale, dans un style néo flamand, avec beffroi, clochetons et pignons à pas de moineaux, et comporte des hauts reliefs Art déco à l’extérieur.

Façade de la gare d’Albert

L’Office de Tourisme nous a laissé voir, en ses locaux, un décor de bains publics en mosaïque Art Déco.

Décor des anciens bains publics

La journée s’est achevée par un dernier regard sur la place de la Basilique.


Remerciements :

M. Michel Letesse, maire de Bouzincourt

M. Jean-Luc Rouvillain, premier adjoint au maire de Bouzincourt et membre de l’association de sauvegarde du patrimoine de Bouzincourt

M. Tahar Ben Redjeb, du Centre Interdisciplinaire de Recherches Archéologiques de la Somme (CIRAS)

M. Jacques Dulphy, écrivain picard

Le personnel et les guides du musée Somme 1916, d’Albert

Le personnel de l’Office de tourisme d’Albert, en particulier Mmes Perrine Chovaux et Valérie

M. Claude Cliquet, maire d’Albert