Le rendez-vous a été fixé à 9h15 dans les locaux du CM17 rue Saint Gilles à Abbeville, une salle mise à notre disposition gracieusement par Madame Roger par l’intermédiaire de la Mairie. Monsieur le Maire s’est excusé de ne pouvoir nous rendre visite. Le Président et les membres du Conseil d’Administration ont accueilli les participants autour d’un café, thé, jus de fruit et d’une gaufre.

34 personnes participants à cette sortie d’Abbeville, deux groupes ont été formés à hauteur de 17 participants avant de quitter la salle pour nous diriger sur les lieux de visites. Le premier groupe s’est rendu au Carmel et le second à l’Hôtel d’Émonville.
LE CARMEL
Au Carmel, nous avons été reçus à 10 heures par Madame Marina Desrousseaux, médiatrice du Patrimoine.

Le couvent est resté celui du XIXe siècle. La Chapelle construite, elle aussi, au XIXe siècle a été désacralisée en 1998 au départ des dernières Carmélites. Elle sert maintenant de dépôt d’Art Sacré et de lieu d’expositions.
L’ordre des Carmélites remonte au XIIIe siècle. Son nom rappelle les grottes du Mont Carmel (Israël).
Au XVIe siècle la branche féminine a été réformée par Sainte Thérèse d’Avila, qui en durcit la règle et limita les professes à 21 sœurs par couvent.
En 1604 s’ouvrit à Paris le couvent des Carmélites réformées, en 1606 à Amiens et en 1636 à Abbeville. Ce dernier se situait primitivement à côté de Saint Gilles, jusqu’en 1789 et la dispersion de l’ordre à l’occasion de la Révolution Française. Notre visite se déroule rue des Capucins, couvent racheté par les Carmélites après la Révolution. Le couvent a une superficie de 9000 m². En 1998, il ne reste au couvent que 6 Carmélites âgées. Désacralisé, le couvent est racheté par la Mairie.
A partir d’une porte cochère, on trouve les logements des sœurs tourières en brique. Une entrée fait office de clôture entre le monde extérieur et les Carmélites disposant d’un tour pivotant et d’un tiroir. Ce qui permet de déposer argent, draps et objets religieux destinés aux Carmélites qui ne doivent avoir aucun contact physique avec l’extérieur.

Les sœurs tourières sont chargées de subvenir aux besoins des Carmélites. Le tour pivotant donne le nom aux sœurs chargées des contacts avec l’extérieur.
Un escalier mène au 1er étage dans un espace encore public où figurent des décorations et où les fenêtres donnent sur l’extérieur. Nous sommes donc dans un parloir réservé aux communications importantes (naissances, morts, mariages) et aux proches (parents, frères, sœurs) qui doivent en faire la demande motivée auprès de la Prieure, cela avant la réforme de Vatican II.
A l’origine, plusieurs grilles munies de pics empêchaient tout contact, seul un tiroir permettait des échanges. Les conditions de visite très strictes furent de plus en plus mal acceptées au cours du XXe siècle. Vatican II (1963-1980) facilita par la suite les visites. La clôture franchie, nous nous retrouvons dans une petite infirmerie, seule salle chauffée (présence d’une cheminée). Les soins y étaient donnés par les sœurs elles-mêmes qui réalisaient les médicaments. Avant Vatican II pas d’hospitalisation possible. Une trappe de communication avec la chapelle obligeait les sœurs malades et alitées à assister aux offices. La pièce suivante (grande) infirmerie devint en 1980 (Vatican II) salle de bains. Elle est munie d’électricité, de deux baignoires séparées par un rideau, d’un miroir et dispose d’eau chaude et d’eau froide potable.
Nous passons devant la pharmacie où les sœurs préparaient les médications nécessaires. Elles devaient donc savoir lire et écrire. Dans un couloir des fresques religieuses (6) restaurées et datant des capucins (1780) ont été mises à jour.

Dans une première cellule, une reconstitution des vêtements et chaussures nous est présentée. Les Carmélites portaient une robe de bure en feutre marron (chaud et peu onéreux) une coiffe blanche couvrant les cheveux et le cou, le tout recouvert d’un voile. Aux pieds des espadrilles blanches et des semelles de bois. Les sœurs portaient pour sortir (jardin etc..) une cape blanche et une noire en supplément.
Les cellules de 4m2 comprenaient une plinthe de bois pour isoler le lit du mur (humidité) une fenêtre regardant vers l’intérieur, un lit, un meuble d’appoint, l’électricité et un lavabo avec eau (depuis la réforme de Vatican II). Une inscription en latin est visible sur chacune des portes.
La Prieure, élue pour 4 ans, est chargée de la gestion administrative du couvent. Elle dispose d’un bureau avec une table, une chaise, un téléphone, un reliquaire (aucun meuble n’est d’origine il s’agit là d’une reconstitution). Une bibliothèque est présente, la lecture était obligatoire, aucun ouvrage exposé n’est d’origine. Le courrier était interdit aux religieuses cependant quelques cartes postales ont été retrouvées.
A l’étage, un grenier s’étend sur tout le bâtiment. Les sœurs pouvaient s’y rendre pour se retrouver seules.
Nous descendons par la suite vers un cloître fermé, c’est une galerie carrée avec un jardin central. Les sœurs y trouvaient le silence et la solitude. Elles pouvaient y déambuler sans se gêner. Le jardin offrait un temps de récréation où l’on pouvait se parler et être ensemble. C’est aussi le lieu de vie et de mort. Une croix au milieu indique l’endroit où les sœurs avaient rassemblé les ossements des Capucins vivant là à l’origine.

Un réfectoire permettait aux Carmélites de prendre les repas en silence. Une sœur en chaire y faisait la lecture et les annonces importantes. Un crâne de Capucin se trouvant sur la table de la Prieure. Il est là pour rappeler ce que deviennent les corps après la mort. Les Carmélites devaient manger sans excès, surtout des fruits et des légumes et peu de viande.
Le Carmel disposait de 5 jardins (potager, arbres fruitiers), d’un poulailler et de ruches.
Nous passons ensuite rapidement dans la chapelle devenue dépôt d’Art Sacré. Des tableaux, des sculptures, des reliquaires, des ostensoirs, des burettes, des vêtements religieux, un antependium, une cloche, une chaise en bois y sont exposés. Certaines pièces de très grande valeur y figurent.
Parcours d’une future religieuse (Carmélite) :
- Postuler dès 17 ans. Pendant une à deux semaines, présence au couvent en habit de ville.
- Noviciat (durée de 2 à 9 ans) : la tenue de sœur est portée avec un voile blanc. La novice exécute les tâches et les corvées. Les visites sont interdites. La novice peut partir sans raison.
- A l’issue du noviciat et après un mariage symbolique en robe blanche avec la religion, la sœur porte le voile noir de sœur professe. Elle ne peut partir que par autorisation papale, facilement accordée car considérée comme une punition.
Aujourd’hui sont acceptées des personnes retraitées, veuves ou mariées avec des enfants.
HÔTEL PARTICULIER D’ÉMONVILLE
La visite a été réalisée et présentée à la fois par Madame Marie-Noé Hue, responsable des fonds patrimoniaux et par une de ses collègues Madame Boinet.
Vaste propriété d’environ 16000 m2 faisant partie du prieuré bénédictin Saint-Pierre et Saint-Paul, fondé au XIIe siècle. Le jardin du prieuré fut racheté à cette période par Paul Foucques d’Émonville (1766-1839). En 1861 son fils Pierre Paul Arthur Foucques d’Émonville (1810-1880) et son épouse, Félicie Elise, Constance, née Plantard de Lancourt (1813-1874) firent construire par l’architecte français Hector-Martin Lefuel (1810-1880) un vaste hôtel particulier au cœur de ce havre de paix, en lieu et place de l’ancien logis abbatial du prieuré.
En 1880, Monsieur et Madame d’Émonville n’ayant pas eu d’enfant, leurs héritiers vendirent la propriété à la ville d’Abbeville.
Au début du XXe siècle le haut mur d’enceinte, vestige de l’entrée du prieuré, fut remplacé par une grille. Seul le porche monumental fut conservé.
En 1940, cet hôtel particulier devint le siège de la municipalité après la destruction de l’hôtel de ville lors des bombardements. Le grand salon ovale accueillit la salle des mariages, la salle à manger, le bureau des adjoints… L’administration y resta jusqu’aux années 1960. Le 1er janvier 1943, la bibliothèque fut ouverte au public. Au premier étage nous visitons l’atelier de numérisation.

Cette pièce est équipée de plusieurs scanners avec notamment un scanner pour les livres maintenus semi-ouverts. Dès 2006, une politique de numérisation a été entreprise. Sont numérisés les registres d’état civil, des cartes postales, le cadastre Napoléon de 1825 à 1857. Des travaux de reconditionnement des documents accompagnent la numérisation. La restauration des reliures est maintenant externalisée si cela s’avère nécessaire.
Des documents dispersés à l’époque sont récupérés tels les archives de la trésorerie du beffroi du musée de Boucher-de-Perthes (XVe siècle) ainsi que des documents collectés par les notaires. Des archives de la ville ont été versées aux archives départementales ou sont détenues par la Société des Antiquaires de Picardie d’Amiens. D’autres archives sont conservées en Grande Bretagne et en Espagne (domination anglaise de la ville et mariage de Jeanne de Dammartin, fille de Simon de Dammartin, comte de Ponthieu avec Ferdinand III de Castille).
Sont considérés comme très importants l’état civil, la charte communale et l’évangéliaire carolingien de Saint- Riquier.
La fondation de la bibliothèque d’Abbeville date du XVIIe siècle. Jean de Boulenois offrit sa bibliothèque personnelle à l’échevinage le 14 aout 1643. Elle comportait des ouvrages de lettres, de philosophie, d’histoire naturelle et des ouvrages en latin. L’accroissement s’est fait par dons essentiellement puis par des achats au milieu du XXe siècle.
Pour conserver les ouvrages et les documents en parfait état, des contrôles de la température, de l’hygrométrie et de l’exposition à la lumière sont mis en œuvre ainsi qu’un dépoussiérage. Certains ouvrages comportent des « ex libris » qui en augmentent la rareté, tel celui de Boucher de Perthes.
Il y a 160 000 documents (archives et journaux au sous-sol). Au 2ème étage, on trouve la collection Macqueron (aquarelles, vues, dessins, cartes postales sur tout le département).
Des aquarelles des monuments abbevillois ou des environs, des notes, croquis, plans, cartes, estampes… De Delignières de Saint-Amand (avocat au présidial) et Delignières de Bommy y sont présents.
Il est présenté une vue cavalière d’Abbeville au XVIIIe siècle, la ville aux 13 paroisses, une aquarelle représentant une maison de la chaussée du bois.
La « justice » est le nom donné à la côte (côte de la justice) où s’érigeait le gibet en dehors de la ville. Un bûcher s’érigeait aussi en dehors de la porte du bois.
Il est montré des dessins de la Première Guerre Mondiale, dont ceux figurant un hôpital anglais.
Nous pouvons aussi admirer un atlas de 1636 dans le fonds Louandre, une cosmographie de 1584 comportant des volvelles (cartes tournantes, utilisées pour l’astronomie, la navigation et la médecine).
Autres documents importants : la chartre de 1184 octroyée à la commune par le comte de Ponthieu, c’est un document qui atteste des franchises (droits, privilèges) politiques, juridiques et civiles accordées par un seigneur à une ville.
RESTAURANT « CHEZ FRANÇOIS », 22 PLACE DU PILORI À ABBEVILLE
Vers 13 heures un déjeuner nous est servi avec Kir accompagné d’une mousse de betteraves, carpaccio de tomates d’antan, jambon de pays et sa glace basilic, suprême de poulet farci aux champignons sauce à la truffe et purée de patates douces, tiramisu aux framboises, café ou thé.

BEFFROI MUSÉE : « BEFFROI MUSÉE BOUCHER-DE-PERTHES – MANESSIER »

Nous avons été reçus exceptionnellement à 15 heures par Monsieur Absalon, directeur du Beffroi Musée.
Celui-ci est fermé au public depuis deux ans pour travaux d’agrandissement et de rénovation. Sa réouverture est prévue fin 2028, une aile de 300 m² sera consacrée au peintre Manessier, décédé en 1993.
Ce beffroi est inscrit comme monument historique depuis 1926 et patrimoine de l’Unesco depuis 2005. Un inventaire de 80000 œuvres doit être effectué en déménageant avec précaution les livres.
Le musée a obtenu l’appellation « Musée de France » par le Ministère de la Culture ainsi qu’une subvention de l’Etat. Il fut d’abord le musée communal d’archéologie et d’histoire naturelle en 1833 créé par la société d’Emulation d’Abbeville dont le président Jacques Boucher de Perthes, savant, artiste, archéologue et collectionneur hérita de son père en 1843 de la collection et de la demeure. Il décéda en 1868 et en 1872 sa demeure devint le musée Boucher-de-Perthes.
En 1940, Abbeville fut détruite ainsi que le musée, le conservateur Robert Richard a hiérarchisé en faisant des choix (meubles, vaisselle, objets décoratifs…) et en mettant en caisse les ouvrages récupérés. Ne subsistent que quelques objets archéologiques de la collection Boucher de Perthes dans quelques musées : Saint-Germain-en-Laye, Paris, Londres…
La salle principale du musée (salle Vayson) 350 m² est consacrée aux Beaux-Arts. Elle abrite des objets possédés par Jacques Boucher de Perthes en tant que collectionneur dont la « belle dame » du XVIe siècle en gothique flamboyant, des œuvres du Puy d’Abbeville et d’Amiens dont une vierge partie XVIe siècle et partie XVIIIe siècle en argent massif (dépôt de Saint Vulfran).
Un retable du XVe siècle peint en 1910 provenant de la Chartreuse Saint-Honoré de Thuison-les-Abbeville proche de la Bouvaque, identique au retable de l’église Saint-Pierre du Crotoy. Ce retable est composé de 8 panneaux 7 achetés par un américain se trouvent à Chicago et un panneau est exposé à Saint Pétersbourg.
Le directeur nous amène à la salle Manessier. Le peintre né en 1911 à Saint Ouen (petit village de la Nièvre), passe son enfance avec son grand père et au parc de la Bouvaque observe la nature, les marais. Il nourrit son esprit à la peinture en Baie de Somme au Crotoy. Il prend des conseils auprès d’Albert Matignon, peintre et il part à Paris aux Beaux-Arts pour apprendre l’architecture. En 1931, il a 20 ans et il peint au Louvre dans une grande salle en copiant les grands peintres. En retraite spirituelle au monastère dans le Perche en 1942, il va découvrir l’abstraction en peinture, abstraction qui lui permet d’exprimer ses joies, passions et tendances politiques. A l’église Saint-Sépulcre 31 baies ont été réalisées par Manessier.
En 1990 a lieu une grande exposition Manessier, Monsieur Michel Rocard effectue une visite officielle puis une visite privée.
L’épouse Thérèse Manessier et sa fille Christine (2000- 2001) émettent le vœu de faire don des œuvres d’Alfred Manessier à Abbeville.
1ère donation : 250 œuvres fragiles à la lumière (travaux préparatoires aux vitraux du Saint-Sépulcre d’Abbeville), estampes, lithographies et livres illustrés.
2ème donation : en 2019, peintures (craignant moins la lumière) et la plus grande œuvre, la tapisserie exposée au fond de la salle Manessier.
Le Directeur nous décrit des exemples de tableaux politiques :
- « L’Otage 1988 » correspondant à l’enlèvement en 1985 au Liban de son ami journaliste, Jean-Paul Kauffman et de Michel Seurat. Angoisse ressentie de son ami enlevé (fenêtre noire barrée d’une croix).
- L’hymne à la joie (1988), couleurs, joie.
- La colère (1975), qui dénonce la dictature franquiste (rouge et noir).
- 1984 « le Scardon à Thuison » représentation de l’eau vive ondulée transparente aux couleurs changeantes.
- 1983 « Nuit d’hiver dans les marais picards » montrant la lune se reflétant dans l’eau gelée, souvenir de son enfance.
- 1982 « Les hortillonnages le soir » hommage à Claude Monet.
LA COLLÉGIALE SAINT-VULFRAN : (SAINT-WULFRAN À L’ORIGINE)
Nous sommes attendus à 16 heures sur le parvis de la Collégiale par Gilles Lefeuvre, de l’Office du Tourisme d’Abbeville.

La Collégiale Saint-Vulfran est un chef d’œuvre de l’art gothique flamboyant picard (verticalité, dentelles de pierres, deux tours de 56m de haut (élévation proche de Dieu, concurrence avec Amiens), comportant chacune une tour de guet pour la surveillance des feux jusqu’au début de la deuxième guerre mondiale. La pose de la première pierre de la Collégiale date de 1488 (pierres provenant de la carrière de Pont-Rémy (roche calcaire proche de la craie) et de Saint-Maximin (Oise). Elle fut construite, sur un radier de 400 pieux de chênes immergés dans l’eau à côté du canal marchand, et inhabituellement de la façade au chœur. Une orientation particulière : la façade ne s’ouvre pas à l’ouest mais au nord. Faute d’argent, les travaux s’arrêtèrent en 1539 et reprirent qu’en 1660 par la construction d’un chœur du XVIIe siècle, aux piliers arrondis et beaucoup moins élevés, épuré, à la voûte en bois sans rapport avec la dimension de la nef (aux piliers cannelés comportant un triforium datant de 1539) qui culmine à 33 mètres. Le chœur fut restauré en 1960.
La manufacture était la plus grosse industrie d’Abbeville (port de mer encore au XVIe siècle), réputée pour les draps de laine de luxe. Les bateaux de commerce accostaient au quai de la pointe. Au XVIIe siècle Colbert fit venir des drapiers hollandais les Van Robais qui arrivèrent avec cinquante ouvriers. La manufacture Royale des Rames compta jusqu’à 3000 ouvriers.
Financement par les coopérations de métiers de la ville, bouchers, teinturiers, tonneliers ainsi que par les Rois de France Charles VIII, Louis XII et par le comte de Ponthieu.
Le 20 mai 1940, la ville fut détruite à 70 % par les bombes incendiaires et les maisons anciennes à encorbellement disparurent.
La façade se compose en trois parties de même qu’à l’intérieur trois travées et trois chapelles. Le guide nous montre :
- Le porche central de 1550 (protégé par des sacs de sable pendant la seconde guerre mondiale) dont le gable présente la Trinité avec le Père tenant le fils mais où la colombe a disparu. La Porte en bois à deux vantaux de sept mètres (deux tonnes par vantail) datant de 1550 en retrait et non exposé au soleil et à la pluie. On peut remarquer des scènes de la vie de la Vierge, les apôtres et les évangélistes, des mascarons aux animaux à face humaine. A l’intérieur fleurs de lys, inscription en latin. Un ecce homo disparu. Saint Nicolas, patron des mariniers d’Abbeville
- La statue de Saint Firmin avec un tonneau (patron des tonneliers) portant des traces de polychromie.
- Une autre statue représentant un lion royal avec deux drapeaux, renvoyant à l’Angleterre et au blason avec fleurs de lys de la France.
- D’autres statues, représentant Saint Nicolas (saint patron des mariniers), Saint André (boucher, tête de bœuf), Saint Eustache (vêtements élégants, saint patron drapier de la ville).
Portail Nord peuvent être vus Saint Eustache revêtu d’un drap et portant une paire de chaussures offerte par les drapiers et un Saint André offert par les bouchers.
Saint Vulfran né vers 650 dans le Gâtinais, moine de Fontenelle, près de Rouen, est parti évangéliser les terres de Hollande. Les comtes de Ponthieu firent revenir ses reliques de Fontenelle afin de contribuer à attirer les pèlerins à Abbeville et permettre la construction de la Collégiale avec le financement des rois de France et des corporations.
Il reste six églises à Abbeville dont Saint-Vulfran.
Après notre dernière visite vers 18 heures nous rejoignons avec les participants la salle CM17 pour un pot avant le départ.

REMERCIEMENTS
Nous tenons à remercier :
M. le maire d’Abbeville
Mme Roger
Mme Desrousseaux, médiatrice du Patrimoine
Mme Hue, responsable des fonds patrimoniaux
Mme Boinet, responsable des fonds patrimoniaux.
M. Absalon, directeur du Beffroi Musée
M. Lefeuvre, de l’Office du Tourisme d’Abbeville
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.